httpv://www.youtube.com/watch?v=jgvx9OfZKJw&feature=player_embedded

Une petite vidéo mignonne, mise en ligne par des créatifs qui en ont marre des deadlines serrées. La démonstration est faite que le temps aide à la créativité dans le domaine du graphisme, mais qu’en est-il de l’écriture ? Je suis de ceux qui pensent que la pression pousse à avancer. Et vous ?

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4 Replies to “Vidéo : deadlines et créativité

  1. Quand tu es anthologiste et que tu reçois 80% des textes les deux derniers mois alors que l’appel à texte était ouvert 6 mois avant la deadline, on peut effectivement se poser la question.
    Finalement si on faisait les appels à texte à 2 ou 3 mois est ce que l’on recevrait des textes ?

  2. Les points de vue mixtes sont acceptés? Bien sûr, j’imagine ;-)

    Une date de remise *peut* m’aider à travailler régulièrement, mais certainement pas à tenir un délai. Car avec la pression vient la contrainte, de celle-ci découle la perte de plaisir à l’écriture, et par conséquent une spirale de baisse de motivation et de qualité qui fait que plus j’approche de la date de remise, moins je m’approche de la fin du projet.

    En fait, rien de tel que la régularité, dès le premier jour de chaque projet, et une bonne gestion du temps d’écriture entre les différents projets. En fonction de la proximité de la date limite, rediriger mon temps d’écriture d’un projet à l’autre doit devenir le seul levier « d’accélération » sur un projet donné.

    Me forcer à écrire plus, dans de mauvaises conditions (j’écris parce que j’aime écrire) est à mon sens contre-productif. Sans doute pour cela que je suis très lent, car je réfléchis et remanie beaucoup (trop?) mes premiers jets.

  3. Je reconnais bien là ton esprit cartésien et tes méthodes d’organisation sans faille, Olivier !
    C’est vrai que la pression est difficile à gérer quand on s’approche trop de la deadline. Autant on est forcé à produire, autant le stress ne garantit pas un travail de grande qualité.

    Fabien, tu devrais essayer un AT sur quinze jours, pour voir ;p Perso, je plaide coupable, j’envoie toujours mes textes à la dernière minute.

  4. Il y aussi des habitudes de travail : certains auteurs ont toujours ce coté étudiant du rendu à la dernière minute, de la révision jusqu’à la dernière seconde. Leurs nouvelles arrivent à minuit, le dernier soir. Sur 6 mois, par exemple, la deadline est suffisamment souple pour avoir le temps d’appréhender le sujet, d’y penser, de le creuser. Sur 15 jours, voire moins, tu risques d’avoir les mêmes textes. Exemple : les mangas ! Ils sont scénarisés, dessinés et publiés à un rythme effréné avec des deadlines de ouf. Résultat : les histoires se ressemblent souvent, les mêmes recettes se retrouvent d’un titre à l’autre.

    Olivier a raison sur le fait que le projet doit être son propre moteur (quitte à avoir plusieurs projets pour s’aérer) et que la régularité, et le plaisir, sont primordiaux. Je ne sais pas pour toi, mais arrêter l’écriture et y revenir nécessite un certain temps pour retrouver une certaine aisance, une capacité à construire des histoires, des personnages.

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