Il a une semaine est sorti le premier tome de Spyder, la nouvelle série de Seb Latour. L’auteur ayant eu la bonté de me donner un PDF il y a quelques temps et j’avais prévu de faire un billet la semaine dernière pour fêter cet événement.

Bon. Emploi du temps, motivation pour bloguer, tout ça. N’en parlons plus. Parlons plutôt de cet album.

Dans un monde changé par l’arrivée d’un vaisseau extra-terrestre, les services secrets des grandes nations sont en lutte permanente pour le contrôle des anneaux, des portails qui relient Hong Kong au monde. Jonah ‘Spyder’ Bao est un agent du gouvernement chargé de retrouver le coeur du président français, volé pendant une transplantation par un agent de la DGSE.

Indépendamment de l’affection que je porte à son scénariste, je pense que Spyder a un gros potentiel. Les magnifiques graphismes et couleurs de Mr Fab et les designs de Manchu (oui, rien moins que ça) établissent une ambiance moderne, à la limite du cyberpunk. L’intrigue est dense, rythmée par des moments d’action et des traits d’humour, comme dans un blockbuster bien ficelé. Il y a une pointe de science-fiction pour rendre l’univers intéressant mais pas suffisamment pour dégoûter votre belle-soeur. La soucoupe est juste là, un point c’est tout , et à aucun moment on ne parle d’aliens ou de lasers orbitaux. Peut-être que ça changera par la suite, mais j’en doute.

Autre particularité de Spyder, c’est une série à sortie en rafale : trois autres tomes sortiront en 2011, et une saison 2 devrait voir le jour l’année prochaine. Si vous voulez vous faire une idée, les huit premières planches sont disponibles sur BDGest.