Zone Franche, c’est un peu paumé. Malgré la signalisation, je fais le tour du marché couvert avant de trouver l’entrée. (Ce qui me met d’encore meilleure humeur après avoir perdu une demi-heure dans les méandres du RER – c’est indubitable : après trois ans loin de la capitale, j’ai perdu mes pouvoirs de parisien.) Une fois à l’intérieur, surprise : c’est peut-être pas très grand, mais c’est plein. Des stands partout, deux conférences en simultané (un truc intello sur Gilgamesh et des rôlistes en panel dans le coin café). Force est de constater qu’après trois éditions, le salon s’est fait une bonne réputation et que le public suit.

Je suis venu pour faire de la lèche, mais je passe le plus clair de mon temps à discuter avec des copains. Un peu comme au Monde du Jeu, je m’arrête tous les dix mètres pour dire bonjour à quelqu’un. Johan qui cherche des joueurs pour Sombre, des échappés de Trolls et Légendes (Laurence, Monsieur et madame Valérie), Oph qui court après sa progéniture, John et Justine qui jouent du biniou, Ghislain qui prend des photos, Romain, Julien et Yno en pleine réseautage, Lohran qui dessine,  Stéphane qui m’a offert un café et présenté au très sympathique Ayerdhal. Et quelques nouvelles personnes que j’espère recroiser au fil de la toile. Tout ça pour dire que j’ai passé quinze fois plus de temps avec tout ce petit monde qu’avec les Grandes Gens, les movers and shakers des Maisons de Papier, ceux qui auraient une chance de faire avancer ma carrière.

Mais franchement, c’est pas mon truc d’aller baratiner à froid des gens qui ont autre chose à foutre de leur journée que de m’écouter. C’est con à dire, mais je suis bien plus à l’aise à taper la discute avec des inconnus quand je n’ai pas d’idée derrière la tête. Par exemple, j’aurais eu cent trucs à raconter aux gens du Carnoplaste, mais rien que la pensée que ce serait cool d’écrire une série de fascicules un jour m’a bloqué et je me suis contenté de dire deux bêtises avant de m’en aller comme le fan de base. En revanche, en achetant Lucyloo à la charmante Ambre d’Aqua Lumina, on a papoté des petits bonheurs et des grandes galères du monde de l’édition. Et qui sait si ce contact ne débouchera pas sur une collaboration future ?

Tout ça pour dire que je n’ai pas de compétences sociales et que c’est pas les mois passés derrière un clavier qui vont améliorer ma situation. Et vous, comment faites-vous pour dépasser votre timidité d’écrivaillon ?

Question subsidiaire: si quelqu’un sait pourquoi WordPress refuse de prendre en compte mes sauts de ligne… Merci Alias pour le dépannage !

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9 Replies to “Retour de la Zone Franche

  1. Merci du retour, bon à savoir ce genre d’évènement, surtout si c’est rôliste-friendly.

    Pour WordPress, tu postes depuis l’outil admin ou depuis un bidule third-party (genre ScribeFire)? Parfois, dans ces configs, il faut laisser une ligne blanche pour qu’il comprenne le saut de para.

  2. Moi ?

    Je ne sors de chez moi qu’une fois l’an et en plus je ne sais pas me vendre. J’ose même pas aborder des gars que je connais, par peur de les déranger.

    Voilà voilà. Mais j’ai conscience de ma sociopathie, ça aide un brin.

  3. Alias, je me sers de l’outil admin de base, et j’ai le même souci avant et après mise à jour. D’habitude je saute une ligne pour marquer les paragraphes, mais là rien n’y fait.

    Brain, je te savais atteint, mais pas à ce point. Ca me rassure quelque peu sur mon cas ;p

    • Je vais dire un truc con, mais l’éditeur WP n’aurait pas basculé en mode HTML au lieu de visuel?

      En jetant un œil sur le source, je vois que tes paragraphes sont juste marqués par un tag DIV au lieu d’un P plus classique. C’est peut-être ça le problème: tu dois marquer tes paragraphes en tant que tels dans le petit menu « Format » de l’éditeur.

    • Non, je suis bien en visuel. Le mode HTML me donne bien des

      en revanche. Mais c’est réparé avec le menu Format. Merci beaucoup, Alias-sama!
  4. Tenter de vendre un truc à un éditeur qu’on ne connaît pas, c’est coton.
    Souffrant pour ma part d’une timidité abracadorrible tendance énormivantable, j’ai fait connaissance sans rien avoir à présenter, tout doucement, à mesure que des gens comme Thomas Bauduret me présentaient autour d’eux. Résultat, maintenant, quand j’envoie un texte, la personne à l’autre bout a toutes les chances de savoir au moins vaguement qui je suis.

    Eh bien…
    Ça ne suffit pas à décrocher un « oui ». Que ce soit dit.

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