Imprimeurs. Photo par Blue Mountains Libray - Local Studies (Flickr)La nouvelle que j’ai finie aujourd’hui (avec l’aide d’une armée de relecteurs que je remercie au passage) vient de prendre un an dans la figure. Appel à textes repoussé. Meh. Plutôt que d’attendre douze mois, je pensais donner à mon texte une chance d’être publié avant cette date – quitte à écrire autre chose l’année prochaine. Je me suis donc posé la question des revues et magazines de l’imaginaire. Enfin, j’ai posé la question à Google.

La revue Galaxies et son fanzine annuel Géante Rouge publient de la science-fiction au sens large depuis de nombreuses années. Leurs sommaires accueillent autant les auteurs francophones qu’étrangers. Lisez cet article pour les détails pratiques.

Bifrost, la vénérable revue du Bélial’, accepte les textes de littérature de l’imaginaire avec une préférence pour la science fiction. En revanche, il faut les leur envoyer par la poste. On peut aimer la science-fiction sans vouloir la vivre au quotidien. Conditions d’envoi de manuscrits ici.

Lanfeust Mag ne fait pas que prépublier les BD de chez Soleil. Chaque mois, la revue propose une nouvelle de fantasy ou de SF, de préférence humoristique. Les textes doivent faire de 15 à 25,000 signes comme vous pourrez le lire sur le FAQ du mag. Les textes sont payés, mais je ne sais pas combien à l’heure actuelle.

Onirismes est une autre revue numérique qui a la particularité de publier en anglais et en français. Elle accepte les textes dans les deux langues et assure leur traduction. Vous trouverez ici les conditions et le formulaire d’envoi. La rédaction propose une rétribution de 60 euros.

Angle Mort est un webzine payant (mais qui publie son contenu gratuitement au gouute à goutte), ouvert aux textes de genre « qui sortent des sentiers battus ». Longueur maximum 50,000 signes, envoi par email. Lisez les détails sur le site d’Angle Mort.

Mise à jour – Recommandations des lecteurs

Le club Présences d’Esprits publie un zine éponyme qui n’accepte que les textes de moins de 15,000 signes. En revanche, son autre publication Aventures Oniriques et Compagnie ne semble pas avoir de limite de longueur. Lisez cette page pour les détails. (Suggestion de PCD.)

Solaris est une revue de québecoise qui publie à la fois de la science-fiction et du fantastique. Les nouvelles sont de préférence d’une taille inférieure à 50,000 signes (8000 mots). Leur guide de soumission explique tout bien comme il faut. (Merci PCD et Cédric.)

D’autres revues comme la toute nouvelle Horizons Fantastiques et Fiction des Moutons Électriques publient des textes de littérature de l’imaginaire, mais ils n’ont pas l’air de vouloir de soumissions spontanées. (Merci Cédric et Cédric.)

Les webzines et autres revues électroniques sont légion. Je vous en dirai plus quand j’aurai eu le temps de les lire, mais Fabien et Oph recommandent Outremonde, Phénix Mag ainsi que Pénombre et Eveil, les deux publications de l’association Transition. Mots & Légendes est un webzine de belle qualité qui publie des textes par thèmes. Les deux prochains sont catacombes & profondeurs et un combat sans espoir.

Si vous connaissez d’autres professionnels qui publient des nouvelles de SFFF, manifestez-vous et je mettrai l’article à jour.

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27 Replies to “Qui publie des nouvelles SFFF ?

  1. Mici Eric !!! J’ai encore pas mal de boulot mais une fois terminé, y’en a un paquet à qui j’enverrais ma prose. Thanks dude.

  2. Un an, vache… Le problème des appels à nouvelles, c’est le thème, qui la rend tout de même peu exploitable dans des contextes plus génériques je trouve.

    Bien vu, le trait d’humour sur l’envoi de nouvelles par la poste, j’ai bien ri. :)

  3. Merci à tous, j’ai ajouté vos suggestions.

    FX, d’où l’intérêt de pas trop typer ses nouvelles quand on répond aux AT. Mais je pense que si un texte est bon, il intéressera toujours une rédaction, qu’il parle de Noël ou pas.

    J.N., est-ce que ça fait une différence ? Si j’avais la chance d’être traduit, je me gênerais pas pour envoyer mes textes. Après tout la langue d’origine n’a pas une grande importance. Tu traduis Rick Griffin, c’est ça ?

    Cédric, merci pour les podcasts, mais je préfère me cantonner au marché français pour cet article en tout cas.

    • Eric: techniquement, je ne traduis que son webcomic. C’est juste que je comptais me faire une traduction personnelle et que je me demandais si les revues citées acceptaient les traductions elles-mêmes (si auteur d’accord), ou du moins les auteurs non-francophones ^^ ».(cela suppose l’accord de l’auteur que je n’ai pas encore contacté à ce sujet, pour l’instant c’est encore au stade d’idée)

    • Fonce ! Si c’est bon, ça pourra qu’intéresser les éditeurs. Et puis si ça peut aider un auteur inconnu à percer…

  4. Par rapport à Onirismes, quelle est la lisibilité de ce type de revues ? Au-delà du plaisir d’être lu, est-ce que ca compte dans une bibliographie quand on va voir un éditeur ensuite pour un bouquin, ou pas ?

    Parce que si l’action de la revue est juste de publier un texte et le garder en ligne en archives, est ce qu’à terme il est pas préférable de faire la même chose pour son blog et de le faire référence/lire un maximum ?

    Je pense à cela car j’ai participé à quelques concours de nouvelles sur des sites reliés à la SFFF, et même si j’avais été primé, la retombée à moyen-terme de cette démarche me paraît beaucoup moins rentable que d’avoir un exemplaire papier d’une obscure publication anthologique organisée par une association ou un concours de convention. Est-ce que la toile a des chances d’intéresser les éditeurs, finalement ma question est là (désolé pour les digressions)

  5. J’avais vu ça :
    http://jplanque.pagesperso-orange.fr/Infini/Concours.htm

    Vous êtes l’heureux(se) auteur(e) d’une nouvelle Fantasy ou SF, si possible humoristique ? Elle comporte entre 20000 et 25 000 signes ? Alors n’hésitez plus, envoyez-la au Lanfeust Mag, à l’adresse suivante : Lanfeust Mag- 20 rue Fermée, 13100 Aix-en-Provence (France). Elle sera lue avec attention et peut-être même publiée ! Les nouvelles sont payées environ 200€. Pour tout renseignement : lanfeust.com
    (Source : Parchemins & Traverses) 18/01/06

    Maintenant, comme ça date de 2006, à voir si l’info est tjs valable.

  6. Merci beaucoup pour l’info annuaire. Tu devrais sticker cette page quelque part pour éviter les tréfonds de la page 2.

    • A condition de mettre en scène des personnages de la culture populaire française, si je ne m’abuse ? Si tu en sais plus sur la ligne éditoriale, ça m’intéresse – et je suis sans doute pas le seul.

  7. Il y a aussi les Webzines et je pense que ce sont les supports qui aujourd’hui permettent le plus facilement d’être publié. Ils ne rémunèrent pas les textes, ce ne sont pas des supports professionnels. Pourtant les contenus sont dignes des revues pro.
    – Phenix Spécial : supplément consacré aux nouvelles du webzine d’information Phenix, héritier du webzine « luxueux  » Phénix. Dirigé par Marc Bailly. A lancé la carrière de Timothée Rey. A publié Don Lorenjy ou Nico Bally.
    – Outremonde : Le webzine de Cyril Carau est un must. Un contenu de haute qualité littéraire. Ils prennent des risques. Ils ont par exemple publié un débutant nommé Don Lorenjy. Même si l’essentiel de leur contenu est consacré à des appels thématiques, ils ont un appel permanent non thématique qui est intermittent. Il est  » désactivé  » souvent pendant quelques mois avant d’être relancé.
    – Mot & Légendes : le petit dernier. Du même niveau littéraire qu’Outremonde. Ils ont entre autre publié Anthony Boulanger et Don Lorenjy (encore lui). C’est les même caractéristique qu’Outremonde. Des appels thématiques et un appel non thématique, encore plus intermittent que celui d’Outremonde.

    Je pense que ce sont les meilleurs supports pour se faire connaître.

  8. Les fanzines de l’association Transition (Pénombres et Éveil), quoique amateurs, ont aussi une bonne réputation dans le milieu. Ils ont déjà publié, par exemple, Anthony Boulanger ou Jacques Fuentealba. Chacun de leurs appels à textes est thématique, mais se double d’un appel athématique pour compléter le fanzine.

    Dans le domaine du fantastique, on peut ajouter l’appel à textes annuel des éditions Malpertuis. J’ai été des deux premières anthologies, et passé mon tour sur la troisième parce que ça va bien de squatter, mais qu’il est parfois temps de laisser la place aux autres p’tits jeunes.

    En outre, dans le semi-pro, Parchemins & Traverses reste un must. Le tout est d’arriver à avoir un texte dans le thème de leurs rares AT. En tout cas, ils publient des auteurs comme Timothée Rey, Jeanne-A Debats, Don Lorenjy ou encore Gabriel Féraud (mais pas que).

    • Salut OPH.
      Merci pour tes ajouts des endroits où pouvoir faire connaître nos histoires. D’ailleurs, tu dis avoir participé aux anthologies précédentes pour les Editions Malpertuis. Mais qu’est-ce que cela t’a apporté ? Qu’est-ce que ça fait d’avoir son nom dans une anthologie ??
      En tout cas, merci encore.
      Et a plus peut-être.
      Jimmy.

    • Qu’est-ce que ça fait ?
      Déjà, une drôle d’impression quand on voit arriver un vrai livre avec son texte à soi dedans, et qu’on se retrouve à le dédicacer sur des salons (même si la majorité des acheteurs, ben, ce sont des gens que l’on connaît déjà).
      Une poignée de semaines plus tard, ça y est, on est référencé comme auteur sur la Noosfère et autres sites spécialisés qui ne recensent pas les publications en fanzine/webzine.
      De plus, quand on a un directeur de collection comme Thomas Bauduret, très sociable, qui connaît tout le monde, on se retrouve à se faire pousser par celui-ci dans les bras des copains au doux son de « Au fait, tu connais Oph ? C’est un de mes auteurs Malpertuis ! » Je suis entrée au sommaire d’une antho semi-fermée comme ça.

      D’un point de vue financier, c’est nib. La rémunération s’élève à une vingtaine d’euros ou une poignée d’exemplaires du bouquin, et j’ai pris les exemplaires.

      Néanmoins, je pense que sans le coup de pouce qu’a été ma première publication chez Malpertuis, je ne serais pas sur le point de sortir mon premier roman. Non que l’argument ait servi à convaincre l’éditeur, mais cette publication m’a permis de connaître une personne qui travaillait avec lui, et c’est ce qui m’a donné l’idée de le démarcher.

    • Je suis dans l’attente de ce genre de moment… voir son nom dans un vrai bouquin c’est clair que ça doit être grisant. Par contre, concernant les Éditions Malpertuis que peux-tu m’en dire ? Tu as du faire bcp de relecture de tes écrits envoyés ? Parce que en ce moment je me suis mis à écrire plus que par le passé ; y a des périodes comme ça lol. Et j’ai envie d’envoyer ma prose là où je sais qu’elle sera appréciée (je parle du genre là lol). C’est pour ça qu’en plus de quenouille, je farfouille à droite et à gauche pour dénicher des éditons ou des appels à textes.

  9. J’allais répondre à FX directement d’abord, et puis je me suis dit que j’allais limiter le spam d’emails d’alerte =]

    FX, j’hésite à participer à des publications uniquement web jusqu’à maintenant. Non que je ne croie pas au média – au contraire – mais c’est plus difficile d’évaluer le rayonnement d’un PDF ou d’une page web.

    Maintenant que je lis Fabien et Oph, je me dis que je m’étais peut être enduit d’erreur. Merci à vous deux pour ces suggestions. Je vais aller sur les sites de ces webzines et publier les liens ad hoc.

  10. Voilà, webzines et liens ajoutés.

    Fabien, on dirait que le site de Mots et Légendes n’est plus en ligne.

    Oph, je ne mentionne pas Malpertuis et Parchemins & Traverses parce qu’ils publient des anthologies thématiques ou quasiment. Les liens iront dans un autre post – Malpertuis a été cité ici d’ailleurs: http://www.nieudan.com/quenouille/2011/05/27/nouveaux-appels-a-texte-sfff/

    Tiens, je me rends compte que j’avais vu à ce moment-là que l’AT Noël d’Argemmios avait été repoussé d’un an. Putain de cervelle à trous.

  11. Pour Mots et Légendes, la mise hors ligne du site est temporaire. Je viens de faire une recherche Google, et il se trouve que le serveur où le site est hébergé est en maintenance.

  12. En tout cas, merci pour le recensement ;)

    C’est toujours utile ce genre de lien.

    Et tiens, une question au passage : tu préfères les nouvelles ou les romans ? Parce que, autant les nouvelles peuvent te permettre de te faire un nom, autant les romans sont un peu l’aboutissement du bouzin, non ?

  13. Fabien, j’ajoute le lien dans l’article – merci !

    Kiahetela, les nouvelles c’est fun à faire, les romans c’est une belle satisfaction quand c’est fini (et publié, j’imagine). Dans un futur idéal, j’intercalerais bien quelques nouvelles entre deux romans, histoire de changer d’univers.

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