Aujourd’hui, le printemps tant attendu avait des airs d’été.

Mon cerveau pas encore remis de ce weekend de libations ludiques s’est montré enclin à la rêverie. Il s’est pris à réfléchir à un monde de fantasy-à-ma-sauce, puis à un personnage, puis à une histoire. Les oiseaux et l’écureuil en vadrouille sur la pelouse sont devenus des figurants. Quand j’ai fermé les yeux pour profiter du soleil sur le terrain de cricket de Trinity College, il a trouvé l’axe qui soutiendra l’ensemble. À la National Gallery , il m’a fait noter des scènes inspirées des carnets de croquis et des toiles de Jack B. Yeats et décrire les visages de la salle des bustes. Devant les manuscrits et les rouleaux exposés à la Chester Beatty Library, il m’a suggéré un méchant. En lisant Mordre le bouclier, il m’a dit que j’avais intérêt à soigner ma plume .

En rentrant, j’ai arraché mes notes de leur carnet pour les joindre aux pages d’un cahier confectionné spécialement pour ce projet : Igneville *.

*Titre de travail asbolument pas contractuel