J’avais prévu de faire un post par festival visité : optimiste que j’étais. Voici donc un compte rendu et une annonce dans le même article.

Si vous pensez que les festivals ne servent à rien quand vous êtes un auteur inconnu, détrompez-vous. Certes, il y a quatre ans, je revenais tout stressé de n’avoir par réussi à me vendre. Pourtant, deux de mes trois romans signés récemment l’ont été grâce à Zone Franche. C’est suite à une discussion d’E.R. Burroughs avec Robert Darvel qu’est née l’idée d’envoyer Grégoire Henry de Montbazillac sur la planète rouge (et c’est à Zone Franche, l’année suivante, que j’ai remis le manuscrit). C’est en croisant Sébastien Boudaud entre deux stands que j’ai su que Mille Saisons cherchait de la fantasy. Ça a donc été avec plaisir que j’ai (modestement) aidé Louise, un amie auteure, à rencontrer les éditeurs de ma connaissance. Pay it forward et toutes ces sortes de choses.

Deux semaines plus tard, je refaisais ma valise pour aller à mes cinquièmes Anthisnoises. Dix ans déjà que je débarquais avec sous le bras une démo de Lanfeust et un prototype de Taverne. C’est l’accueil des organisateurs ce printemps-là qui m’ont rappelé en Belgique au moins une fois par an depuis. Est-ce la peine de le dire, on a passé un excellent week-end à l’avouerie d’Anthisnes. Comme à chaque fois il y a eu de la musique, des jeux, de la bière et des amis. Surtout des amis.

Je crois que c’est ce que je préfère dans ces rassemblements de geeks : les bribes de vie qu’on saisit au détour d’une conversation. On parle de jeux et de livres, bien sûr. On taille la bavette et on discute business. Mais ici et là, on se donne des nouvelles : comment va le petit dernier, la maison qu’on veut acheter, une rupture, une maladie, une nouvelle carrière. Ces gens qu’on ne fréquente superficiellement que quelques jours par an, et le reste du temps encore plus superficiellement via le net, ces gens deviennent réels. Touchants. Humains.

C’est d’ailleurs grâce à une rencontre faite il y a des années à une de ces conventions que je vais pouvoir squatter le château de Buoux à l’occasion des Chimériades cette semaine. On va encore manger pas léger et discuter le bout de gras, cette fois-ci avec des auteurs venus d’outre-Atlantique, comme monsieur Laws himself. Évidemment, je prends White Books avec moi. Les précédents festivals ont été de très bonnes occasions de confronter le jeu à un public varié, ce serait dommage de pas en profiter.

Le souci avec tous ces vagabondages c’est qu’après avoir récupéré il faut rattraper le travail en retard.  Ne vous attendez pas à des tonnes d’activité sur le site pendant encore un moment.