Tous les livres de self-help du monde vous le diront : c’est mal de se laisser aller. Non que j’aie cessé de travailler sur ce roman tous les jours ou presque, mais je vous avais promis de poster mes progrès. Et on peut pas dire que je suis un modèle de blogage régulier ces temps-ci (j’espère que vous lisez aussi cervelle.org quand vous trouvez rien ici).

Donc les choses avancent à leur rythme. C’est à dire très lentement. J’essaie de bosser une heure chaque matin et, quelles que soient les circonstances, je m’impose au moins quelques minutes le soir. J’ai aussi accepté l’aide d’un éditeur virtuel en la personne du sieur Orlanth.

Allez, je vous impose pas le journal cette fois-ci. Cliquez ci-dessous si vous voulez le lire. Notez que j’en ai élagué toutes les entrées sans intérêt du style « j’ai passé trop de temps dans la douche, alors c’était soit le petit dèj’ soit le roman, j’ai choisi mon estomac ».

6 janvier 2008
Retour à Dublin et donc un peu de taf à l’aéroport et dans l’avion. Un début de trame et un début de thème. Les choses prennent forme. J’ai dormi trois heures, aussi il y a peu de chances que j’en fasse plus une fois chez moi. Gagné, mais je suis assez content des idées que j’ai eues, l’histoire commence à prendre forme. Je ne pense pas que tout rentrera dans un seul roman – ce qui en soit est une bonne chose non?

29 janvier
Nous voici prêts pour un nouveau mois de défi! D’ici au premier mars, je vais travailler à ce projet tous les matins, weekends y-compris. Entre 6h30 et 8h, avec une pause mail-surf toutes les 30 minutes. Les samedis et dimanches, je m’autorise à modifier les horaires et à bosser moins (ou plus). On verra bien comment ça avance. Allez, en piste.
Avec un mind map, j’ai un peu débroussaillé les personnages principaux, mais il est clair que j’ai passé trop de temps à surfer. Il va falloir que je me chronomètre sur le temps passé en pause. Avec Webolodeon, peut-être?

30 janvier
Pas de tonnes de choses d’écrites ce matin, quelques détails sur le personnage principal et un mind map d’après la définition des personnages de ScottMcCloud . J’ai aussi lu un intéressant character sketch. Je vais sans doute en faire pour mes persos principaux. Utilité de faire des exercices avec des personnes réelles ?

1er février
Grande nouvelle, j’ai perdu le travail d’hier – dommage, parce que j’avais pas mal avancé. Ca m’apprendra à bricoler mon eeePC sans sauvergarder le fichier. Ce matin, je vais essayer de reconstituer ce que j’avais fait. L’autre sujet intéressant est le weekend à venir. Après avoir sans faillir bossé tous les matins, serai-je capable d’avancer malgré les activités du weekend?

3 février
Pu écrire quelques notes hier dans le tram. Aujourd’hui dans un café pour mon heure quotidienne. Bonne petite séance. Les antagonistes se définissent tous seuls.

5 février
Une bonne idée, même mineure, ça met de bonne humeur ! Pas de grosse productivité ajourd’hui, mais discussion avec Yannick dans l’après-midi. C’est pas désagréable de mettre les choses en perspective et de devoir répondre à des questions.

6 février
Routine habituelle un peu chamboulée pour cause de mal au dos. Du coup les choses ne s’enchaînent pas, je prends mes pauses avant de bosser. Mes character sketches prendront la forme de « une journée dans la vie de… » Un petit peu de taf dans le tram en rentrant.

12 février
Début de character sketch du personnage principal. Beaucoup d’exposition – ça ressemble à un premier chapitre un peu chiant. Il faudra reprendre ça et saupoudrer les infos sur de l’action.

19 février
Retour de la routine, c’est pas trop tôt. Il est 6h50, je reprends le character sketch d’Ortolan. Plusieurs peties scènes avec du dialogue et des interrogations.

21 février
Il faut vraiment que je me lève lus tôt – ou que j’arrête de me laver le matin – pas moyen d’être sur le pont à 6h30. C’est bon d’écrire parfois, quand on a pas de limites de signes. On peut laisser venir les idées sans se préoccuper d’autre chose. Il n’empêche que j’ai salement intérêt à établir un plan avec un but pour chaque scène, histoire de pas partir en vrille n’importe où… Et un peu de taf dans le bus en rentrant d’une beuverie avortée.