La douane volante, François PlaceLe jeune Gwen, apprenti d’un rebouteux dans la Bretagne d’avant-guerre, est emmené une nuit dans la charette de l’Ankou. Il se retrouve dans un pays étrange, qui semble surgi du passé, défendu et contrôlé par la toute-puissante douane volante. Il s’y fera des amis, des ennemis, et tombera amoureux plus d’une fois. Mais retrouvera-t-il un jour son pays natal ?

La douane volante est une lecture que je recommande. Bien moins pêchue qu’un Eoin Colfer ou un Garth Nix, mais si vous avez aimé Tobie, je pense que vous aimerez Gwen. On est loin du manichéisme habituel, ce qui est raffraichissant. Bien sûr, le petit breton rencontre des méchants. En mûrissant cependant, il apprend à pardonner, voire à comprendre les gens qui lui ont fait du mal. S’il n’est pas enchanté, l’univers est enchanteur, inspiré des Pays-Bas du 17ème siècle, avec des idées un peu délirantes qui m’ont fait penser à Rêve de Dragon.

La couverture de ce roman m’a sauté aux yeux lors de mon dernier passage en France. Ca ressemblait à un roman jeunesse un peu différent – sans prophétie, sans clichés resucés pour les ados, sans vampires qui scintillent. Quelque chose qui me faisait penser à l’excellent Tobie Lolness. Et avec raison, puisque j’ai découvert après avoir fini le livre que François Place avait illustré les aventures de Tobie. Il est aussi à l’origine des Atlas des géographes d’Orbae, sur lesquels j’ai longuement bavé alors qu’ils étaient épuisés (ils ne le sont plus – ce qui veut dire commande Amazon dans pas bien longtemps).