Je lis très peu de fiction historique. Un doigt de Robert Merle, deux lampées de Dumas, une fastidieuse plâtrée de José Frèches, c’est à peu près tout. Pour être honnête, le gros de mes lectures historiques concerne plutôt l’âge Hyborien.

Mais on m’a offert ce livre à Noël et, l’Angleterre médiévale étant loin de me déplaire, c’est avec plaisir que je l’ai ouvert. Figurez-vous que j’ai eu bien du mal à le refermer. J’ai dévoré ses 1000 pages à un rythme soutenu (enfin, tout est relatif, je suis pas non plus un lecteur ultra rapide).

C’est qu’il est fort, le père Follett. Il vous plante des personnages très attachants, des méchants encore plus haïssables, et il sait rythmer son affaire. A un moment, ça m’a même un peu soûlé. Il maîtrise la technique en dents de scie chère à Robert McKee. Une scène qui commence bien et finit mal succède à une scène qui commence mal et finit bien, et ainsi de suite. Au bout d’un moment, on s’attend aux déconvenues et aux catastrophes qui tombent sur les protagonistes. Ceci dit, ça fonctionne parfaitement. On en perd le sommeil et, dans mon cas, on en oublie de se lever le matin. Et puis on a beau savoir que ça va mal se passer, on devine pas souvent comment.

Ajoutez à ça un cadre historique passionnant et bien documenté, des détails architecturaux très précis (que j’ai eu un peu de mal à suivre en anglais, mais au moins j’ai appris du vocabulaire) et vous avez un cocktail qui dépote. Je n’ai pas été étonné d’apprendre hier qu’une série télé est prévue pour cette année.

J’espère vous avoir informés même si, j’en suis conscient, ce livre est un best-seller depuis au moins dix ans et vous l’avez certainement lu. Tiens, d’ailleurs, c’est une bonne question ça : si vous êtes lecteur ou lectrice de fantasy, lisez-vous aussi des romans historiques ? Dites-nous ça dans les commentaires, et faites-nous vos recommandations le cas échéant.