Pas de news de ma part ces temps-ci parce que 1) j’ai eu des soucis de dos qui m’ont coincé au lit avec les neurones dans un bain analgésique permanent et 2) j’essaie de gagner ma vie avec des trucs peu dignes de quenouillage. En revanche, je fais plein de jeu de rôles. Trop sans doute. J’en suis revenu à un stade où mon cerveau a plus d’idées de jeux que d’histoires et je ne suis pas certain d’aimer ça. Quoi qu’il en soit, la révolution hangouts m’amène à faire du JdR une ou deux fois par semaine, et c’est quand même chouette.

J’ai joué : du *World, du donjon, du conanesque

Kalysto-de-Radio-Rôliste écrit des one-shots pour des jeux *World comme Monsterhearts et The Hood que je trouve très chouettes. Exit la création d’univers en commun, on joue des prétirés aux relations déjà chargées et on démarre in media res pour trois heures de jeu façon série télé.

Avec Bastien/Acritarche, je joue le nain dans une mini-campagne sandbox de Minidonjon – un hommage minimaliste à D&D par Nolendur, qui se joue avec trois feuillets recto-verso et un seul dé à six face. Si vous êtes fan de Dragon de poche de Grümph, vous aimerez Minidonjon.

J’ai bouclé une campagne Dungeon World (attention, double lien) et la deuxième n’attend plus que sa dernière séance. C’est toujours un plaisir de se laisser porter par l’histoire en suivant les boulettes et les hauts faits d’aventuriers haut en couleur. Le jeu va me manquer quand j’aurai fini. Mais qui sait, peut-être qu’on lancera Archipels World en 2015 ?

J’ai maîtrisé à Swords without Master et j’en redemande. Magnifique mécanique. Improviser une histoire de sword & sorcery en deux heures, c’est pas un donné à tous les jeux narrativistes. Contactez-moi si vous vous sentez d’endosser la carcasse d’un Fafhrd ou d’une Valeria un soir entre 8 et 10 ou un dimanche matin.

J’ai écrit : pour Into the Odd

Pendant ces péripéties rôlistiques, j’ai produit quelque chose qui pourrait vous intéresser. A ship to Hopesend est un scénario d’introduction pour Into the Odd, un jeu que je recommande pour plein de raisons. Il a un moteur simple, à l’ancienne – façon Basic D&D, mais sans classes ni jets pour toucher – et un univers qui rappelle l’ancêtre sans être un énième rétroclone. On y explore des lieux étranges, reliefs de civilisations oubliées ou colonisés par des formes de vie aussi stellaires qu’incompréhensibles. Ajoutez à ça une humanité façon 18ème siècle post-apocalyptique et une magie qui se limite aux Arcana, les objets étranges rapportés par les explorateurs, et vous avez un cocktail plus que savoureux. Le tout  dans un format court et efficace (24 pages).

C’est pour l’instant gratuit et brut de décoffrage, mais l’auteur Chris McDowall travaille sur une version mieux maquettée et illustrée, qui sera sans doute pay what you want.

J’ai lancé : D&D des origines à nos jours

Ces incursions dans le old school, le retour de Dungeons & Dragons, mon propre travail sur White Books, tout ça m’a donné des envies archéorôlistiques. Suite à une conversation avec François 6PO, je me suis lancé un défi un peu idiot : une campagne à travers toutes les éditions de D&D. On commencera par le hack des deux wargameux fans de Tolkien et de Burroughs, et on finira par cette belle 5 ème version que les magiciens de la cote publient ces temps-ci. En plus de faire l’expérience de ces systèmes pas joués/peu joués/joués il y a des piges,  j’aimerais bien voir ce que ça donne de construire un monde à Dédé et une saga modelés par six ou sept corpora différents. Quarante ans de jeu de rôles en accéléré, en somme.

Si je ne fais pas un blog à part pour héberger nos impressions, je les posterai ici.