Jean-Philippe Jaworski n’est pas qu’un auteur de JdR historiques (à qui l’on doit notamment l’intimidant Te Deum), il écrit aussi des romans de fantasy. D’autre part, Jean-Philippe Jaworski n’est pas que l’écrivain à l’origine de Janua Vera et Gagner la guerre, il a aussi écrit du jeu de rôles.

Deux rapprochements que je n’ai fait que très récemment. J’étais au courant de l’existence des deux JPW, j’avais même discuté avec le premier au détour d’une convention ou deux. J’étais aussi vaguement conscient d’avoir un des livres du second dans mes étagères à la maison. Mais jusque-là, mon cerveau était toujours incapable de faire la connexion.

Tombé à court de lecture pendant mes vacances en France, mon regard s’est arrêté sur Janua Vera, et là j’ai lu la bio de l’auteur. Grand moment de « Aaaaah! » (ou « D’uh! » en américain) dans la librairie.

Voilà, c’était mon histoire neuneu de la semaine. Ah, le livre ? Vous voulez en plus que je vous parle du livre ? Eh bien c’est vraiment très très bien, Janua Vera. Il s’agit d’un recueil de nouvelles situées dans le même univers médiéval légèrement fantastique. On passe du récit quasi-légendaire à l’histoire humoristique, en passant par le conte et l’étrange. Quelle que soit la nouvelle, l’immersion vient dès la première page grâce aux détails fournis par un auteur féru d’histoire. Le harnachement du chevalier Aedan, les méandres de la politique Ciudalienne, tout sonne vrai.

Et tout ça est servi avec une putain de prose. Une putain de prose de pro, même. Sérieux, j’en étais vert de jalousie. La prochaine fois que je rencontre ce monsieur, je lècherai l’intérieur de son gobelet de café en espérant attraper quelques-uns de ses mots. Si vous aimez la fantasy bien campée les pieds dans la boue à la Trône de Fer, n’hésitez pas une seconde.

Info bonus : j’ai cru comprendre que des nouvelles inédites se cachaient sur la Cour d’Obéron, le site de JdR des Jaworski. Va falloir que j’aille fouiller tout ça.