Si j’avais eu Heroforge (ou une imprimante 3D) il y a vingt ans, j’aurais besoin de plus d’espace de stockage aujourd’hui. En plus de mes classeurs entiers de feuilles de personnages, mon grenier serait rempli de cartons à chaussures pleins de figurines et de statuettes de mes personnages favoris. Et il est très probable que je n’aurais jamais appris à dessiner.

Certains personnages, je les redessinais à chaque fois qu’ils changeaient d’apparence ou d’équipement. Si je vous dis qu’on jouait beaucoup à Advanced Dungeons & Dragons et à Cyberpunk 2020 à l’époque, vous comprendrez pourquoi certains persos pèsent aujourd’hui plus qu’un dossier de redressement fiscal. J’ose à peine imaginer les étagères entières consacrées à la gloire du comte de Hostfolk, voyageur des plans, seigneur loyal bon à tendance gauchiste et plus grand guerrier du nord des Royaumes Oubliés. Ou à Irida Sharp, solo trans finalement vendue à une eurocorp pour assurer ses vieux jours et ceux de sa progéniture génétiquement bricolée.

EDIT: le commentaire d’Alias m’a fait penser aux armées pour Warhammer qu’on se fabriquait à petit prix grâce aux moules Prince August, vous vous souvenez ? Je ne suis pas certain que l’ère de l’imprimante 3D occasionne moins de brûlures qu’à l’époque…

Mais trève d’uchronostalgie. J’avais un truc à dire en me lançant dans la rédaction de ce post au lieu de bosser : l’impression 3D va profondément changer les hobbies sur table dans les années à venir. Si on a également droit à des évolutions à base de tables de jeu façon Surfacescapes (voir aussi la vidéo ci-dessous) ou simplement de tablettes comme chez les Volumiques ou Storyscape, le futur du jeu risque d’être intéressant.

Et le rôle dans tout ça ? me dites-vous. Oh, ne vous inquiétez pas, il tient toujours dans les livres et, à son niveau, profite énormément de la révolution numérique. On en reparlera.

(via le post G+ maintes fois repartagé d’Andy Costanza et le Journal du geek)