Starlight Unicorn par JoreJj Z. ElprehzleinnSérieux, c’était il y a trois ans. J’ai écrit de la fantasy parce que c’était ce que voulaient les éditeurs avec qui j’étais en contact. Or, il faut bien que je l’avoue, la fantasy m’emmerde de plus en plus – à tel point que j’ai même pas envie de jouer à Skyrim, c’est vous dire. Pire encore, j’ai pas eu le zizi tout dur en découvrant la bande annonce du Hobbit ce matin. Pourtant, les circonstances étaient favorables : je l’ai regardée au fond de mon lit, à peine réveillé. Et je ne dirai rien sur le dernier pavé indigeste de la seule série medfan ayant réussi à m’intéresser ces douze dernières années.

En ce moment, je m’éclate beaucoup trop à écrire des choses plus proches de nous. Non seulement je justifie ainsi le temps passé sur les sites de geeks, mais en plus je peux réfléchir à des questions de société et, qui sait, peut-être faire passer de dangereux messages contestataires.

Voilà donc où j’en suis, messieurs les éditeurs. Si vous publiez L’archipel des Nuées, je serai obligé d’écrire la suite. Et j’ai franchement pas envie de passer 2012 à plancher sur une histoire de fantasy jeunesse sans grande originalité.*

*Ou alors, garantissez-moi un deal avec Hollywood, que je puisse financer mes dix prochaines années d’écriture.

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16 Replies to “Editeurs, ne publiez pas mon roman de fantasy !

  1. Et ben ! Kek ki va pas ?
    Perso, j’aime la fantasy mais au cinoche. Par exemple, j’étais aussi au fond de mon lit, avec mes yeux tout collés lorsque j’ai visionné la BA de The Hobbit… Mes poils se sont dressés en revoyant Cul-de-Sac et la voix âpre et profonde de ce cher Gandalf. Et je ne parle pas du chant entonné par Thorïn Écu-de-Chêne !
    Pour en revenir au sujet de ton topic, j’ai mes périodes. Parfois SF, parfois Fantasy. Mais c’est vrai que même si le SDA était un gros pavé indigeste que j’ai mis du temps à lire en entier en dépit de cette histoire forte qui en ressort. Le tout est long, très très long.
    Après les ados qui se sont émerveillés devant ces paysages ont peut-être tournés la page et se tournent à présent vers l’avenir… puisqu’il s’annonce si sombre.
    Who knows !

  2. je n’ai qu’une chose à dire : fonce !!!! On est meilleur dans ce qu’on aime faire alors si la fantasy te saoule, fais autre chose, si t’es à fond dedans, ca marchera d’autant plus :)

  3. Mais comment, mais pourquoi, mais mais mais… comment peux-tu écrire un truc qui t’ennuie à ce point ??? Envoie paître les éditeurs et écris ce qui te branche !

    Personnellement j’aime la fantasy et la SF, mais il y a aussi bcp de titres de ce « domaine » qui ne me conviennent pas : tout dépend de la tchatche de l’auteur :-)

    Ecrire, c’est se faire plaisir. Alors fais-toi plaiz et écris ce qui te convient ^^’

  4. Mouais, je crois surtout que l’archipel des nuées tu l’as écrit parce que à ce moment là, tu en avais envie. que tu n’en ai plus envie par la suite ou que tu soit passé à autre chose, bien sur, beaucoup passent par là, de là à renier un premier roman, je suis plus avec toi sur ce coup là.
    Ensuite la fantasy, comme beaucoup de genre, y’a toujours moyen de la réinventer. L’archipel des nuées était très intéressant, comme l’était Archipel tout court d’ailleurs. Ce sont les mêmes personnages, parfois les mêmes histoires mais mis en scène différemment. Et c’est ça qui fera la différence.
    J’aime bien ce que tu fais actuellement comme j’aimais ce que tu faisais avant et comme j’aimerais sans doute ce que tu feras un jour dans ce genre ou un autre.
    Mais pitié, pas de renoncement comme ça :)

  5. Bon la SF littérature à message ça me gonfle grave. Je n’ai pas besoin de lire de la Sf pour me rendre compte des choses qui vont mal. En plus ce qui va mal je le vit. Je n’ai pas besoin d’en prendre une louche supplémentaire en bouquin.
    Si tu veux écrire de la Sf du futur proche, je te conseillerais plutôt de parler des solutions que des problèmes. Un peu d’espoir, ça ne fait pas de mal.
    Ce que je reproche à la Sf qui se veux engagé, c’est de n’être capable que de contester et pas d’inventer des solutions viables.

  6. Merci pour tous vos commentaires. Je me suis demandé si je n’y avais pas été un peu fort à voir les réactions que j’ai eues sur le réseaux sociaux.

    Jimmy, faut que je revoie cette bande-annonce pour voir si c’était pas la fatigue…

    Fablyrr, oui, c’est ce que je me dis.

    Gromovar, ça marche. Envoie-moi les contrats que je les signe pas ;)

    Bob, je dis pas que je me suis emmerdé à écrire ce bouquin. C’est juste que si on me demandait de faire la suite là, maintenant, j’aurais du mal. C’est l’avantage de ne pas avoir de liens avec un éditeur – je peux faire ce qui me branche en ce moment.

    Orlanth, j’ai sans doute été trop mélodramatique. Je renonce pas. J’espère même avoir l’occasion de réutiliser tout ou partie de ces textes un jour où l’autre. Juste en ce moment, ça m’excite pas du tout de revisiter les Nuées.

    Oph, rien ni personne. Et heureusement =)

    Fabien, je n’ai sans doute pas assez écrit de SF pour le savoir, mais c’est surtout des histoires de gens et de technologies que je fais. A toi de me dire si c’est du constestataire sans espoir ou si ça va plus loin. De toute façon, le message n’est pas le but de l’exercice.

  7. La science fiction c’est l’anthropologie du futur qu’il soit ici ou ailleurs.
    La fantasy c’est l’anthropologie de l’ailleurs.
    Donc quelque part ça se rejoint.

  8. Jolie formule – tu devrais la déposer avant que je ne te la pique ;p

    En réfléchissant à tout ça, je crois que ce qui m’emmerde, ce sont les clichés, quel que so, jit le genre. Pour reparler de jeu vidéo, je suis toujours un peu déçu par les univers trop convenus : Mass Effect et son space-op en conserve, Deus Ex et son cyberpunk de grand papa, etc.

    En revanche, je jouais tout à l’heure au dernier Castlevania, et je me suis tout de suite senti excité par l’idée des paladins chasseurs de monstres (avant de retomber tout flagada pendant l’exploration de la civilisation perdue-euh dont les cités en ruiness sont envies-euh par des gobelins-euh).

    Tout ça pour dire que la fantasy bien tournée ne me laisse pas complètement indifférent.

  9. A la limite le mieux pour moi c’est la science fantasy, c’est à dire le mélange des deux genres. Là, on arrive à surprendre.

  10. Ayant à nouveau abandonné ma vie pour the Old Republic, le mélange des genres m’apparaît parfois désagréable. Autant je me dis que le gars qui a inventé le concept d’épée énergétique a fait une sacrée trouvaille, autant entendre parler d’artefacts et de « magie noire » dans un contexte de space opéra, ca me refroidit un peu l’imaginaire.

    A l’inverse, je me suis fait la réflexion que finalement le cyberpunk sans le cyber s’apparenterait bien au thème de l’espionnage, remis au goût du jour, et je suis sur que pas mal de scénarios cyberpunk dépouillés de leurs artifices futuristes pourraient être joués en modern d20. La faute à un « hacking » matriciel souvent décevant, pauvre sur les enjeux et en retard par rapport à son époque ; et à une cybernétique qui finalement n’est qu’un gadget par rapport à la lutte contre les corpos, aux enjeux sociaux et à cette humanité qui lutte pour ne pas se perdre. James Bond a fait quantité d’extractions, est ce que ca fait de lui un bon solo ?

    Mais bon il paraît que la tendance de l’année 2013, c’est le Steampunk, encore un mélange des genres…

  11. Tu devrais pas écouter les oracles d’IBM – le steampunk est mort depuis le clip de Noël de Justin Bieber l’année dernière ;)

    Le cyberpunk est à mon sens fermement ancré dans la technologie. Il répond à la question : en quoi celle-ci change-t-elle la vie des gens ? Mais tu as raison, 80% des histoires soi-disant cyberpunk sont des thrillers urbains avec de la matrice et des cyberoptiques.

  12. La fantasy, je crois qu’il y a encore beaucoup à faire (écrire), contrairement à ce qu’on croit. Je trouve qu’on n’est pas assez imaginatif, on n’ose pas assez. Dans notre société,tout le monde est frileux..

    • Oh très certainement – et mon dégout de la fantasy n’a duré qu’un moment.

      Pour le reste, je suis d’accord avec toi. La frilosité, c’est un problème chez les éditeurs. De nos jours, on peut cependant s’affranchir de ces contraintes et proposer ses innovations en direct au lecteur. Et ça, c’est quand même bien.

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