The End, par SerenityRose sur Flickr.
Aujourd’hui, j’ai réfléchi au synopsis d’une nouvelle, finalisé une nouvelle, et commencé à retravailler le premier jet d’une… nouvelle. Ma vie est très nouvelles en ce moment. Depuis le mois de mars, c’est même ma principale activité littéraire. J’ai produit une poignée de textes dans des genres aussi différents que le cyberpunk social, le fantastique introspectif, la fantasy économique et l’aventure mystico-superhéroïque. A venir, entre autres, le space-opera archéologique et la SF écolo.

Mes motivations ? La gloire et le pognon, bien sûr. Mais d’abord, l’idée qu’un premier roman de la part de quelqu’un qui a quelques trucs publiés est nettement plus crédible aux yeux des éditeurs. Or malheureusement, je n’ai pas l’impression que mon CV de gamer soit très crédible. La prochaine fois que je soumettrai un manuscrit à quelqu’un, je pourrai dire que j’ai été publié, ici, là et encore là, que j’ai gagné le GPI et que J.J. Abrams veut acheter les droits de deux de mes textes (mais que je refuse parce qu’il s’est trop foutu de ma gueule avec Lost). Tout de suite, ils me prendront plus au sérieux.

En plus de ça, écrire des nouvelles, c’est fun. C’est différent, ça change les idées, mais ça recèle des défis bien particuliers. Là où je pensais franchement en chier, je me suis retrouvé en terrain relativement défriché. Jusqu’à cette année, je n’avais de toute ma carrière terminé qu’une seule nouvelle (parue dans Lanfeust Mag en 2005, et je pense prochainement postée sur ce blog). C’était toutefois sans compter les nombreux textes d’ambiance produits pour des jeux de rôles et les réguliers points background pour Dark Age of Camelot quand je travaillais chez GOA (j’aurais bien mis un lien, mais ces textes ont été avalés par le World Wide Warp). Il apparaît que ces années d’entraînement m’ont plutôt pas mal formé aux textes courts. Quand on sait planifier correctement, 20 à 50,000 signes, c’est relativement facile à tomber. Et quand on déraille on peut pas se planter bien loin. Autre plaisir, celui de toucher à des genres auxquels on n’aurait pas forcément consacré six mois de sa vie. Je me serais pas attendu à autant m’amuser avec la magie contemporaine ou la technologie d’un futur proche. Qui sait, peut-être ai-je initié le processus inconscient qui me mènera à enfanter le prochain chef d’oeuvre de l’occulte fromager ?

Question aux écrivaillons : comment abordez-vous l’écriture de formats courts ? Donnez des exemples. Parlez-nous un peu de votre expérience de l’écriture de nouvelles. Est-ce un format qui vous est naturel ? (Question reformulée suite au commentaire pertinent d’Oph.)
Question aux lecteurs : lisez-vous beaucoup de nouvelles ? Justifiez votre réponse. Vous avez une heure.