Comptons ?

J’ai un aveu à faire : je vis sans réveil matin.

Je sais, ça fait slacker. Genre j’ai pas de boulot et je me lève quand j’en ai envie. De nos jours, il est devenu normal de peu dormir : on travaille tard et on a des loisirs chronophages (jeux vidéo et séries télé en tête de file) mais nécessaires pour nous changer les idées après de longues journées au bureau. Le mec qui dort huit heures par nuit, c’est parce qu’il est flemmard ou qu’il a pas de hobby.

Eh bien j’en suis pas certain, voyez-vous. Je crois que le mec qui dort moins, il perd du temps plutôt que d’en gagner.

La spirale savonneuse du mauvais coton

L’arithmétique est aussi simple que 2+2=lose : on dort moins pour avoir plus de temps, mais ces heures gagnées sont finalement gâchées par le manque de pêche et la productivité, nasissime. Sans parler de nos proches qui font les frais de notre humeur, nazissime avec un Z. Je sais pas vous, mais moi quand j’ai mal dormi je suis une vraie pute klingonne. Je déprime, j’ai besoin de deux tasses de café pour commencer à penser et je dois me retenir de poster des commentaires ronchons sur les réseaux sociaux. Sans parler des quantités de chocolat et de biscuits ingurgités pour « me donner un coup de fouet ». Ha ! Comme si ça marchait. C’est la parfaite recette pour se planter comme une buse à NaNoWriMo.

Un exemple de première main

Je vous zesplique. Depuis maintenant un peu plus d’un mois, j’ai un signage de texte-pas-intéressant à produire chaque jour, ce qui facilite l’évaluation de ma productivité horaire. Sans tomber dans le nerdisme à feuille de calcul Excel, j’ai pu faire une observation très simple : j’écris mieux après une bonne nuit de sommeil.

Un exemple : un vendredi, après une semaine difficile, j’étais tellement dans les choux que, même coincé malgré moi à mon bureau, j’ai pas été capable de pondre un tiers des textes prévus dans la journée. Le lendemain, après une bonne nuit de repos, j’ai atteint mon quota tant bien que mal, en passant la journée collé à l’écran. Re-gros dodo le soir, et le dimanche matin je plie mon quota en quelques heures de travail. Cerise sur le gâteau, je me paie le luxe de gratter 1000 mots de novella en une heure après une petite balade le long du canal.

Pioncer plus pour travailler plus

Voilà donc où j’en suis – en pleine phase d’expérimentation. J’essaie de nouvelles routines pour concilier mon signage alimentaire, les projets de toutes sortes qui me retombent dessus et l’écriture de SF post-geek. Tout en restant si possible suffisamment humain pour passer des soirées en famille sans envoyer chier tout le monde.

Mise à jour 13 décembre. Dormir le matin c’est bien, mais du coup on n’a plus le temps de tout faire et on est stressé toute la journée. J’ai réinstauré ce matin l’usage du réveil matin en m’assurant que j’avais huit heures de sommeil. La journée a été nettement plus productive, et je pense tester ça jusqu’à Noël.

Dites-moi, courageux créatifs aux trois jobs et aux quarante projets, comment réussissez-vous à concilier productivité et sommeil ? Si vous avez des recettes favorites, partagez-les dans les commentaires. Et faites un petit somme avant si vous en avez besoin.

Photo par Anne Marie Cunningham sur Flickr – (CC BY-NC-SA 2.0)