Les Strangers, une des superéquipes de l'Hexagonverse (illustrateur inconnu)

Puisque ça papote déjà sur Facebook, j’en parle aussi, y a pas de raison. L’année prochaine sortira chez Rivière Blanche une anthologie de superhéros à laquelle j’ai eu l’honneur d’être invité par messieurs d’Huissier et Heylbroeck. Point de Spider-man ni de Green Lantern et pourtant ce livre s’appuiera sur une mythologie existante, celle de l’Hexagonverse. Lecteur dénué du moindre cheveu gris, je vois bien ton regard de brocoli mal cuit, et j’en suis désolé. Repars donc jouer à Lego Star Wars pendant que je parle à tes aînés. Eux se souviendront peut être de l’éditeur LUG, qui estampillait jadis de son sceau écarlate des périodiques comme Zembla ou Mustang, mais aussi les premières traductions françaises de Marvel – Strange, Spidey et compagnie, ring a bell ?

Comme chez nos amis d’outre-Atlantique, il existe depuis des décennies une nébuleuses de personnages superhéroïques (ou héroïques tout court) qui voyagent dans le temps, visitent des dimensions étranges et sauvent la terre tous les mardis. Je ne suis pas un expert des tribulations qu’ont pu connaître ces personnages et leurs éditeurs, aussi laisserai-je Romain vous expliquer ça si ça vous intéresse. Toujours est-il que grâce à Rivière Blanche et aux éditions Wanga Comics, ces héros sont de retour en force, et en deux langues. Dimension Superhéros fait partie de ce renouveau hexagonien (je dis pas « hexagonal », ça sonne trop chauvin).

Il vous suffira de regarder la liste des auteurs pour voir que j’y serai en très bonne compagnie : en plus de monsieur Lofficier himself, ce sera plein de copains de gros nerds d’estimés confrères issus de la nouvelle génération d’écrivains rôlistes*. Comme on disait sur Twitter aujourd’hui, il y aura pas de système de jeu, mais avec 15 scénarios faut pas non plus se plaindre.

* Ceux de la période que les spécialistes ont baptisée postmultisimienne.