La vue depuis les dunes de StrandhillCe post n’a pas énormément d’intérêt, mais je tenais à coucher sur les pixels cette expérience. Et puis c’est pas la première fois que vous lisez mes pitoyables épanchements nombrilistes, n’est-ce pas ?

Je traverse une drôle de période. Avec un manuscrit fini et pas de projet à court terme, je me sens tout orphelin. Après des mois passés crescendo, à travailler de plus en plus intensément à l’achèvement d’un unique objet, la suite se ressent comme un grand vide. A tel point que deux jours après avoir fini, j’ai été pris d’un méchant coup de déprime.

Ce qui n’aurait pas vraiment posé de problème si j’avais été chez moi. Je me serais roulé en boule sous la couette et j’aurais regardé des films en boucle jusqu’à ce que ça passe. Mais voilà, nous étions en weekend au bord de la mer, avec des amis, occupés à visiter plein d’endroits sympa.

Et moi je n’avais qu’une envie : me cacher dans un coin et dormir.

Heureusement, je suis entouré de gens compréhensifs qui m’ont laissé me soigner avec une petite balade en solo, un bon repas et une nuit de sommeil. Le lendemain, ma moitié m’a fermement conseillé de recommencer à bosser sur quelque chose. Ca a été le déclic. Après une heure de prise de notes diverses, j’ai recommencé à y voir clair. Depuis, je suis encore un peu mou et dur à motiver, mais je brainstorme et je recherche un nouveau roman. L’archipel des nuées attendra d’être signé pour que je réfléchisse à sa suite. Mon idée est contemporaine, avec des notes de fantastique et des pintes de stout. Je n’en dirai pas plus, parce que le temps que tout ça murisse correctement, j’aurai sans doute transformé le projet en chronique paysanne dans l’Australie du 19ème siècle. Avec des superhéros.

Et vous, avez-vous déjà été pris de déprime à la fin d’un long projet ? Avez-vous des astuces pour en sortir, ou mieux, prévenir la dépression post-manuscritale ?