Aujourd’hui, c’est cybermonday , le jour des promotions mis en place par les e-marchands pour donner une occasion de plus à chacun de dépenser l’argent qu’il n’a pas. Ou le peu qu’il a encore, après Thanksgiving et Black Friday, et avant le mois de dépenses hivernales.

Je ne sais pas vous, mais moi j’en ai déjà ras le bol des opérations commerciales de fin d’année. Ici en pays anglophone, on commence à voir des symptômes de la fièvre consumériste étasunienne : Black Friday pointe son vilain nez dans les vitrines, les gens se ruent dans les grands magasins et la saison du maxage de carte de crédit commence. On verra bien en janvier comment on s’arrange pour tout payer. YOLO.

Je sais que c’est la crise et que les commerçants doivent bien vivre, mais ça me déprime de voir toute une civilisation ne plus se préoccuper que de ce qu’elle peut acheter. Si j’avais de l’argent, je penserais peut-être autrement, mais en l’occurence ça ne me coûtera rien de boycotter cybermonday.

Pour moi, ce jour sera dorénavant l’occasion de rêver le futur. Celui des megacorps et des cyberdecks, celui qu’on s’imaginait, sanglés dans nos blousons de cuir à épaulettes, circa 1988. Écoutons Billy Idol, relisons Gibson, jouons à Shadowrun, à Netrunner et à NanoChrome.

Appelons ça #CyberPunkMonday. Postons nos inspis, nos activités et nos productions C/P sur les réseaux sociaux et évitons de claquer no nu¥ comme de bons sarariman des sprawlzones.