Un autre moyen de mêler BD et cinémaEh bien non, je n’ai pas retripoté ma quenouille si tristement délaissée ces derniers temps uniquement pour raconter ma connerie d’avant-hier. J’ai un truc sérieux à dire à propos de The Artist. Voyez-vous, j’ai écrit un peu de BD ces temps derniers et j’ai été frappé par l’intelligence de la narration visuelle de cet excellent film.

C’est un fait connu, les scénaristes et les dessinateurs de BD s’inspirent souvent du cinéma. Il n’y a rien de mieux que d’étudier le 7è art pour comprendre comment poser un décor, mener un dialogue ou orchestrer une scène de combat. Dans The Artist, bien plus que dans un film parlant, Michel Hazanavicius a pris garde à insérer dans ses plans tous les détails nécessaires à la compréhension de l’histoire. C’est frappant pendant le visionnage, et ça donne envie de revoir le film avec un carnet de notes, le doigt collé à la touche pause de la télécommande. Si c’est quelque chose que j’ai l’occasion de faire, je rédigerai ici quelques lignes pour fixer ce que j’aurai appris. En attendant, je ne peux que vous conseiller de regarder ce film avec votre oeil de narrateur.

J’ai aperçu l’autre jour sur Twitter un lien qui semblait parler de la même chose que le présent post. Un lien sur lequel, n’ayant pas encore vu le film, je me suis gardé de cliquer. C’était quelque chose du genre « How The Artist helps you write better stories », et je suis infoutu de remettre la souris dessus. Si quelqu’un sait où chercher, je suis preneur du lien.

Ça n’a rien à voir, mais entre les nazis des deux 0SS 117 et les savants fous de The Russian Affair, je suis persuadé qu’Hazanavicius est un fan de pulp. J’espère qu’il nous pondra un vrai film de geek un de ces quatre. C’est qu’il nous faut quelqu’un pour remplacer Christophe Gans.

Que pensez-vous des leçons de narration d’un medium à l’autre – perte de temps ou outil indispensable ?