Attention: si vous n’avez pas envie de lire mes habituels geignements, vous pouvez sauter directement à la liste.

Le contexte

J’en ai bien bavé cette semaine question motivation. Les projets sur lesquels je suis ont tous pris du retard, et j’hésite à en lancer d’autres de peur d’être noyé par la suite. Je vous passe les angoisses métaphysiques, les projections financières et autres délire paranoïaques. Toujours est-il que ma productivité en a pris un énorme coup.

Comme chaque fois que ça va pas, je viens pleurnicher sur Quenouille. Sauf que cette fois-ci, je me suis dit que j’allais vous fournir une raison de lire ce post. Ainsi donc, je vous propose une liste de trucs, de petite solutions et de gros remèdes, pour gérer les angoisses d’auteur nombrilistes.

Les sept recettes

1. Changez de cadre. Allez vous asseoir dans un parc, sautez dans un train. Un nouveau décor est peut-être juste ce qui vous manque pour vous débloquer.

2. Faites de l’exercice. Marchez, courez, nagez. Les endorphines sont des anti-dépresseurs, vous vous remonterez le moral sans ruiner la Sécu. Personnellement, je combine souvent 1. et 2. en allant me balader pendant une heure ou deux, puis en m’arrêtant dans un café pour écrire.

3. Regardez un film. Si vous n’écrivez pas à plein temps, ou que vous ne pouvez pas vous permettre de disparaître pendant une après-midi, lisez ou faites des recherches. Remplacez votre plage d’écriture par quelque chose de moins productif mais qui vous donnera l’impression d’avoir avancé.

4. Ecrivez autre chose. Un article de blog, un poème, un slogan pour un produit imaginaire, que sais-je encore. Ce n’est pas perdre du temps que d’exercer vos muscles de l’écriture. En plus, vous ferez prendre l’air à vos neurones et vous pourrez revenir à votre projet avec un peu de recul.

5. Mettez ça noir sur blanc. Laissez parler l’adolescent emo qui est en vous et confiez vos angoisses à une feuille de papier. Une fois arrachées aux méandres de votre cerveau et exposées à la lumière du jour, ces petites saletés vous paraîtront moins intimidantes, et vous pourrez réfléchir calmement aux moyens de vous débarrasser d’elles.

6. Parlez-en. Faites part de vos problème à votre moitié, à un ami ou à un étranger sur Internet. Dans le même ordre d’idée que précédemment, vous appréhenderez mieux vos problèmes et les pistes à suivre pour les régler.

7. Faites une pause. Si les petits remèdes ne fonctionnent pas, laissez tout tomber pendant un moment. Prenez la journée. Voyez des amis, allez au musée, au cinéma ou occupez-vous du bricolage négligé pendant tout ce temps. Il n’y a pas que l’écriture dans la vie. Une fois déstressé, vous aurez toutes les chances de reprendre le travail sereinement, au besoin avec l’aide d’un des trucs ci-dessus.

* Bonus *

8. Lisez des blogs. « Lire les angoisses des autres, permet aussi de se resituer, de se dire qu’on est pas un cas isolé et que finalement tout est normal. Ça permet de relativiser. Parfois même, en lisant les méthodes d’un autre, en observant sa façon de faire, on parvient à avoir le déclic sur ses propres projets. » Un truc suggéré par Yno dans les commentaires. Ce n’est pas quelque chose que je fais habituellement quand j’angoisse, mais je ne compte pas le nombre de techniques et d’astuces que j’ai glanées en surfant sur les blogs d’écrivains.

Voilà comment je gère mes angoisses existentielles et mes blocages d’écriture. Et vous, quels sont vos trucs ?

Post en partie rédigé au cinéma, dans un fichier rempli de divagations emo, à la veille d’une journée de pause.